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Eric Ciotti : « Manuel Valls n’a pas entendu l’exaspération des forces de l’ordre face à une justice qui déraille »

« Alors qu’un fort vent de tempête souffle au sein de la police nationale, alors que des policiers se retrouvent pour la première fois depuis 30 ans sous les fenêtres de la Garde des Sceaux à Paris, Manuel Valls n’a pas entendu l’exaspération des forces de l’ordre face à une justice qui déraille.

Bien sûr qu’il est indispensable de simplifier la procédure pénale, notamment lors de la garde-à-vue, qui place les policiers et les délinquants sur un pied d’égalité procédurale. La garde-à-vue doit redevenir un moyen d’efficacité des enquêtes et une mesure de sûreté, débarrassée des tracasseries bureaucratiques qui l’étouffent.

En revanche, c’est une aberration que de vouloir laisser sortir en permission des détenus dangereux et de demander un nouvel effort à des services de sécurité à bout de souffle pour en assurer l’escorte.

Il demeure aussi le problème de fond relatif à l’inadéquation entre les décisions judiciaires et l’exécution des peines. Aucune mesure n’a été annoncée dans ce domaine. Demain, comme aujourd’hui, toute condamnation pourra faire l’objet d’aménagement de peines dans les deux ans qui suivent la condamnation, et demain comme aujourd’hui, policiers et gendarmes courront derrière les mêmes délinquants relâchés prématurément.

Le gouvernement ne voit pas que ce ras-le-bol est en réalité une manifestation de rupture, non seulement face à une chaîne pénale qui se grippe, mais surtout face à une justice piégée par son idéologie.

Le chef du gouvernement avait l’opportunité de mettre fin à son double langage sur les questions de sécurité et de justice. Il a choisi de ne pas trancher et de laisser les policiers seuls face à la politique laxiste de Madame Taubira. »

Eric Ciotti,
Député,
Président du Département des Alpes-Maritimes

Une réflexion au sujet de « Eric Ciotti : « Manuel Valls n’a pas entendu l’exaspération des forces de l’ordre face à une justice qui déraille » »

  1. Jamais Hollande ne prendra de ferme position s’il y a un quelconque risque d’être désavoué(même en partie) par une tranche majoritaire de son parti
    Il n’est qu’un malicieux calculateur qui ne se dévoile quà coup sûr

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