Arguflash – Budget 2016 : dans le mur sans klaxonner !

Le dernier budget complet de François Hollande est à l’image de son quinquennat : mensonger, vide de courage et sans résultat. Revue de détails.

Le chiffre

8 304 postes de fonctionnaires seront créés en 2016, une première depuis 14 ans.

Le gouvernement a présenté cette semaine, le projet de loi de finances pour l’année 2016. Ce texte incarne presque à la perfection, les travers d’un pouvoir finissant, incapable de redresser une situation dégradée dont le pouvoir socialiste porte l’entière responsabilité.

Un budget mensonger

Ce ne sont pas Les Républicains qui le disent, mais le Haut Conseil des finances publiques qui dépend de la Cour des comptes. Les prévisions sur lesquelles repose cette loi, sont clairement surestimées : croissance, investissement, inflation, personne ne croit un gouvernement prêt à tout pour maquiller la pauvreté de son bilan.

Comme chaque année, le résultat n’aura rien à voir avec les engagements pris et le gouvernement expliquera qu’il « ne pouvait pas savoir ». Irresponsable !

Un budget sans courage

À l’approche des élections, François Hollande a annoncé quelques baisses d’impôts. Elles n’effaceront absolument pas la frénésie fiscale de ses premières années de mandat.

Ces modiques baisses entraîneront une hyperconcentration de l’effort fiscal sur les classes moyennes et réduiront encore un peu le nombre de contribuables qui acquittent chaque année l’impôt sur le revenu (46 % aujourd’hui contre 50 %, il y a 3 ans).

Pour financer ces mesures, le gouvernement annonce 16 milliards d’économies, aussi imprécises qu’hypothétiques. On retiendra, par exemple, un effort de 185 millions d’euros sur les aides au logement (APL), pour 46 milliards dépensés pour le logement !

La baisse radicale des dotations aux collectivités locales risque d’entraîner une hausse des impôts locaux : le gouvernement préfère se défausser. Courage, fuyons !

Enfin, les dépenses d’urgence annoncées récemment – aides aux réfugiés et aux agriculteurs – qui coûteront entre 600 millions et 1 milliard d’euros, ne sont tout simplement pas incluses dans le projet de budget.

Au total, dans le meilleur des cas, les dépenses de l’État continueront à augmenter de 8 milliards d’euros (de 366,3 à 374,8), celles de l’assurance maladie de 1,75 % et l’ensemble des dépenses publiques de 1,3 %.

Un budget sans résultat

Sans surprise, un budget sans courage et sans réforme ne peut que déboucher sur un échec. Ainsi, la microréduction du déficit public reposera quasi exclusivement sur l’ampleur des rentrées fiscales attendues.

Une nouvelle fois, l’objectif ne sera pas atteint. Sans réussir à convaincre aucun expert, le gouvernement prévoit un déficit public de 3,3 % du PIB en 2016 alors qu’il s’était engagé à le ramener à 3 % en 2013 et à 0 % en 2017.

De plus, ce seront 8 304 postes de fonctionnaires qui seront créés en 2016, une première depuis 14 ans ! N’oublions pas qu’entre 2007 et 2012, ce sont près de 150 000 postes de fonctionnaires publics d’état qui ont été supprimés tout en modernisant le service public.

La dette continuera d’augmenter pour atteindre 96,5 % du PIB. On devrait plus vraisemblablement être autour de 100 %. Au dernier comptage elle atteignait 2 105,4 milliards d’euros.

Comme dans de nombreux domaines, le quinquennat de François Hollande est un échec. Les objectifs ne sont pas tenus, les dépenses continuent à augmenter et la dette se creuse.

Alors que nos voisins européens conduisent des politiques de redressement courageuses et responsables, François Hollande déclasse la France, fait peser un risque sur la crédibilité de notre pays et donc sur sa souveraineté financière.

Une réflexion au sujet de « Arguflash – Budget 2016 : dans le mur sans klaxonner ! »

  1. C’est une fuite en avant avec l’objectif de sa réélection .Il ne pense qu’à son ego,pour être inscrit dans les livres d’Histoire de France.D’ailleurs dans l’affaire du cégétiste qui a refusé de lui serrer la main,son commentaire est édifiant d’orgueil : Il ne m’a pas dit bonjour……tant pis pour lui !!!!! c’est une réponse de dictateur mégalomane.
    Si par malheur la conjoncture s’inversait notamment en raison de la crise chinoise,prix le pétrole,les taux d’intérêts,le taux de change de l’euro seraient revus à la hausse.Alors nous serions au niveau de la Grèce. On est mal les gars !

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